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Vous trouverez ci-après quelques exemples de travaux réalisés par les élèves du lycée Nord Bassin dans le cadre du projet scolaire comenius  "représentations et images de l'Europe". En annexe le discours de Victor Hugo sur l'Europe.

Vous pouvez aussi voir la liste des travaux engagés durant cette troisième et dernière année de projet.

THEME 1 : La seconde guerre mondiale - TES 2

THEME 2 : Napoléon et L'Europe - SEC 4

THEME 3 : Voyage au pays des Anglais - TES 1

THEME 4 : Existe-t-il une citoyenneté européenne ? - SEC 4

THEME 5 : Les relations franco-allemandes durant l'entre-deux guerres - 1ES2

THEME 6 : L'ARC ATLANTIQUE VU PAR DES ELEVES DE 1es1

Annexe : VICTOR HUGO ET L'EUROPE

DOKUMENTE  DOCUMENTS  DOCUMENTI

Visionen Visions Visione

Victor Hugo: Extraits du discours d’ouverture du 2e Congrès international de Paix, Paris, 22 août 1849

(...) " Un jour viendra où les armes vous tomberont des mains à vous aussi ! Un jour viendra où la guerre paraîtra aussi absurde et sera impossible entre Paris et Londres, entre Pétersbourg et Berlin, entre Vienne et Turin, qu'elle serait impossible et qu'elle paraîtrait absurde aujourd'hui entre Rouen et Amiens, entre Boston et Philadelphie. Un jour viendra où vous France, vous Russie, vous Italie, vous Angleterre, vous Allemagne, vous toutes, nations du continent, sans perdre vos qualités distinctes et votre glorieuse individualité, vous vous fondrez étroitement dans une unité supérieure, et vous constituerez la fraternité européenne, absolument comme la Normandie, la Bretagne, la Bourgogne, la Lorraine, l'Alsace, toutes nos provinces, se sont fondues dans la France. Un jour viendra où il n'y aura plus d'autres champs de bataille que les marchés s'ouvrant au commerce et les esprits s'ouvrant aux idées. Un jour viendra où les boulets et les bombes seront remplacés par les votes, par le suffrage universel des peuples, par le vénérable arbitrage d'un grand sénat souverain qui sera à l'Europe ce que le parlement est à l'Angleterre, ce que la diète est à l'Allemagne, ce que l'Assemblée législative est à la France ! Un jour viendra où l'on montrera un canon dans les musées comme on y montre aujourd'hui un instrument de torture, en s'étonnant que cela ait pu être ! Un jour viendra où l'on verra ces deux groupes immenses, les Etats-Unis d'Amérique, les Etats-Unis d'Europe, placés en face l'un de l'autre, se tendant la main par-dessus les mers, échangeant leurs produits, leur commerce, leur industrie, leurs arts, leurs génies... (...) (...) Et ce jour-là, il ne faudra pas quatre cents ans pour l'amener car nous vivons dans un temps rapide. (...). "

" Plus d'armées, plus de frontières, une seule monnaie continentale, toutes les libertés et Paris Capitale de cette Europe, siège d'une assemblée issue du suffrage universel "

" A coup sûr, cette chose immense, la République Européenne nous l'aurons ; la République d'Europe, il n'y a pas d'autre réalité politique "

" A l'Europe des rois coalisés, succédera l'Europe des peuples unis "

" Les événements qui ont lieu actuellement en Serbie prouvent la nécessité de former les Etats-Unis d'Europe " (1876) " Il y a aujourd'hui une nationalité européenne, comme il y avait, au temps d'Eschyle, de Sophocle et d'Euripide, une nationalité grecque. "

" Une guerre entre Européens est une guerre civile"

Victor Hugo - Ecrivain français (1802-1885) Source:http://www.info-europa.fr/apprend/citations/hugo.htm

 

Traduction en allemand

Victor Hugo: Eröffnungsansprache des 2. internationalen Friedenskongresses in Paris - (Auszug)  22. August 1849

"Ein Tag wird kommen, wo die Waffen auch Euch aus den Händen fallen werden!  Ein Tag wird kommen, wo ein Krieg zwischen Paris und London, zwischen Petersburg und Berlin, zwischen Wien und Turin ebenso absurd erscheinen und unmöglich sein wird, wie er heute absurd schiene zwischen Rouen und Amiens, zwischen Boston und Philadelphia.  Ein Tag wird kommen, wo ihr, Frankreich, Rußland, Ihr, Italien, England, Deutschland, all Ihr Nationen des Kontinents ohne die besonderen Eigenheiten Eurer ruhmreichen Individualität einzubüßen, Euch eng zu einer höheren Gemeinschaft zusammenschließen und die große europäische Bruderschaft begründen werdet, genau so wie die Normandie, die Bretagne, Lothringen, Elsaß und alle unsere Provinzen sich zu Frankreich verschmolzen haben.  Ein Tag wird kommen, wo es keine anderen Schlachtfelder mehr geben wird als die Märkte, die sich dem Handel öffnen, und die Geister, die für die Ideen geöffnet sind.  Ein Tag wird kommen, wo die Kugeln und Granaten von dem Stimmrecht ersetzt werden, von der allgemeinen Abstimmung der Völker, von dem ehrwürdigen Schiedsgericht eines großen souveränen Senats, der für Europa das sein wird, was das Parlament für England, was die Nationalversammlung für Deutschland, was die Gesetzgebende Versammlung für Frankreich ist.  Ein Tag wird kommen, wo man in den Museen eine Kanone zeigen wird, wie man heute dort ein Folterwerkzeug zeigt, voll Staunen, daß es so etwas gegeben hat.  Ein Tag wird kommen, wo man sehen wird, wie die beiden ungeheuren Ländergruppen, die Vereinigten Staaten von Amerika und die Vereinigten Staaten von Europa, Angesicht in Angesicht sich gegenüberstehen, über die Meere sich die Hand reichen, ihre Produkte, ihren Handel, ihre Industrien, ihre Künste, ihre Genien austauschen, den Erdball urbar machen, die Einöden kolonisieren, die Schöpfung unter den Augen des Schöpfers verbessern, um aus dem Zusammenwirken der beiden unendlichen Kräfte, der Brüderlichkeit der Menschen und der Allmacht Gottes, für alle das größte Wohlergehen zu ziehen!  Um diesen Tag herbeizuführen, wird es keiner vierhundert Jahre bedürfen, denn wir leben in einer schnellen Zeit, wir leben in dem heftigsten Strom der Ereignisse, der je die Völker hingerissen hat, und in unserer Epoche tut ein Jahr oft das Werk eines Jahrhunderts.

Franzosen, Engländer, Belgier, Deutsche, Russen, Slawen, Amerikaner, was haben wir zu tun, um möglichst bald diesen großen Tag zu erreichen?  Uns zu lieben!“

 

Victor Hugo, Französischer Schrifsteller (1802-1885)

(Quelle: Jacob ter Meulen: Der Gedanke der Internationalen Organisation in seiner Entwicklung, Den Haag 1929, 2. Bd.  S. 318 f.), abgedruckt in: Schöndube, Claus: Das neue Europa-Handbuch, Köln, 1969, SS. 142 f.

 

Der französische Schriftsteller Victor Hugo 1867 in einem Vorwort zum Führer der Weltausstellung in Paris seine Vision der Zukunft.-

Aus: Geschichtsbuch 3: Die Menschen und ihre Geschichte in Darstellungen und Dokumenten, Cornelsen-Verlag, Berlin, 1995  (Geschichtsbuch für die 9. Klasse)

"Im zwanzigsten Jahrhundert wird es eine außerordentliche Nation geben.  Diese Nation wird groß sein, was sie nicht daran hindern wird, frei zu sein.  Sie wird edel,reich,verständig, friedfertig und der übrigen Menschheit herzlich gesinnt sein ... Sie wird sich über den Ruhm der kugelförmigen Geschosse wundern, und sie wird einen General kaum von einem Schlächter unterscheiden; den Purpur des einen wird sie nicht viel anders sehen als das Rot des anderen.  Eine Schlacht zwischen Italienern und Deutschen, zwischen Engländern und Russen, zwischen Preußen und Franzosen wird ihr so vorkommen wie uns eine Schlacht zwischen Pikarden und Burgundern.  Die Vergeudung von Menschenblut wird ihr unnütz erscheinen ... Wie wir für die Inquisition, so wird sie für den Krieg nur ein Achselzucken übrig haben ... Man wird nirgends die

 

Freizügigkeit behindern.  Die Grenzflüsse werden Pulsadern sein.  Eine Brücke zerstören wird so unmöglich sein wie eine Enthauptung. Das Kanonenpulver zu Sprengungen dienen; mit dem Schießpulver,mit dem man heute Leiber durchbohrt, wird man Berge durchstoßen ... Diese Nation wird sich in der Gesetzgebung möglichst eng an das Naturrecht halten..Dieses Volk wird mehr als Nation, es wird Zivilisation, wird mehr als Zivilisation, es wird Familie sein. Die Einheit der Sprache, der Münzen, des Maßes, der Zeitmessung, der Gesetzgebung wird überall durchgeführt sein ... Überall wird das Eisen in Schwertform verschwinden, um als Pflugschar wiederzuerscheinen. Die Unwissenheit, diese tiefste Armut, gibt es nicht mehr; ein Mensch, der nicht lesen kann, wird zur Ausnahme wie der Blindgeborene ... Die Verbrüderung des Kontinents - das ist die Zukunft."

 

THEME 1 : La seconde guerre mondiale - TES 2

Les élèves de la classe de Terminale ES2 du Lycée Nord Bassin, ont assisté à une exposition-conférences sur le thème "des résistances européennes au nazisme et pour la lutte contre le racisme". Organisée conjointement par l'Association du Devoir de Mémoire du Bassin d'Arcachon et par la Ligue Internationale Contre le Racisme et l'Antisémitisme, cette manifestation a eu lieu le 3 octobre 2000 au Conseil Régional d'Aquitaine, à Bordeaux (France). Cette participation des élèves du Lycée Nord Bassin s'intègre dans un programme éducatif européen. Des extraits de leurs réflexions seront publiées dans le journal européen "Ponte" qui paraîtra en février 2001. L'ensemble de leur travail sera présenté lors de l'exposition "représentations et images de l'Europe"

Durant le mois de septembre, les élèves ont eu des cours sur la seconde guerre mondiale dans le cadre du programme d'histoire de la classe de terminale et pour la préparation des épreuves du baccalauréat. Les sujets abordés présentaient à la fois l'intérêt d'approfondir des notions abordées en classe et permettaient aux élèves d'entendre des témoignages de personnes ayant vécu la seconde guerre mondiale..

A la suite de leur participation, les élèves ont été invités à choisir un thème abordé lors de l'exposition ou durant les conférences. Ils ont alors rédigé un développement libre. Des extraits de leurs réflexions sont proposés autour de deux thèmes: le témoignage de Mme Sentuc et les différentes interventions sur les résistances européennes au nazisme.

 

Réactions d'élèves, suite au témoignage d'Élisabeth Sentuc, rescapée du camp d'Auschwitz.

Cynthia: " Elle nous racontait avec sa petite voix tremblante son arrivée au camp d'Auschwitz quand ils ont séparé les plus jeunes des plus vieux. Elle fut alors séparée de sa mère et de sa soeur qu'elle ne revit jamais. Si elle avait su, elle leur aurait dit qu'elle les aimait."

Stéphanie: " Son voyage dura quatre jours et quatre nuits dans un wagon de marchandises. Pendant tout ce temps, ils ont eu ni nourriture, ni d'eau. A l'arrivée, les hommes et les femmes ont été séparés. Puis à nouveau, elle a été séparée de sa mère et de sa soeur. Depuis ce jour de mai 1944, elle ne les a plus revues."

Philippe: " Elle tenait sa petite soeur dans ses bras lorsqu'elle est passée devant les Allemands et d'un coup, elle fut séparée de toute sa famille. Sa vengeance a été de fonder une nouvelle famille."

Cindy: " Elle nous a conté son expérience et sa haine des nazis depuis le jour où elle fut séparée de sa mère et de sa soeur de six ans qu'elle n'a plus revue. Rescapée, traumatisée, elle a fait sa vie et s'est vengée à sa manière. Elle a eu huit enfants."

Ludivine: "Sa famille a été arrêtée par les nazis puis elle a été séparée de sa mère et de sa soeur. Elle ne savait pas qu'elle ne les reverrait plus. Sa mère lui a tendu les bras. Elle regrette aujourd'hui de ne pas avoir crié à sa mère qu'elle l'aimait, ne sachant pas que c'était la dernière fois qu'elle voyait son visage et celui de sa soeur. Maintenant, plusieurs années ont passé et elle s'est vengée des nazis en ayant huit enfants."

Sylvain: " Ils arrivèrent au camp d'Auschwitz, il faisait nuit, des lumières étaient projetées sur eux. Ils formaient des rangs, les femmes d'un coté, les hommes de l'autre. Elle et sa petite soeur furent séparées sans s'en apercevoir de leur mère. Un soldat s'avança pour prendre sa petite soeur et la mettre dans la file de gauche avec sa mère. Elle resta seule dans la file de droite. Depuis ce jour, elle ne les a plus jamais revues. Avec beaucoup de courage, elle surmonta ces difficultés et pour elle, sa vengeance des nazis fut d'avoir une famille de huit enfants."

Céline: " Le plus terrible pour elle, est d'avoir été séparée de sa soeur et de sa mère par les nazis. Elle ne les a plus jamais revues. Sa vengeance a été de former une famille de huit enfants et d'avoir des petits enfants."

Gaël: " Elle parlait de choses qu'elle a vécues. On a vu que ce qu'elle a subit ne peut s'effacer. Son intervention a été marquée par un grand silence, comme pour montrer une certaine admiration pour ce qu'elle a fait, pour ce qu'elle a subit et parce qu'elle s'en est sortie."

 

Réactions d'élèves à propos des différentes conférences sur les résistances européennes

Aurélie, Nicolas et Delphine, à propos de la résistance grecque: " La résistance grecque fut dès l'arrivée des Allemands en 1941, massive et immédiate. Les résistants armés grecs au nombre de 60000 à 80000, vont tellement terroriser les Allemands, que ceux-ci ne firent plus de rondes dans les villes. Par leurs manifestations et leur mobilisation, les Grecs empêchèrent le Service de Travail Obligatoire de se mettre en place. A la fin de la guerre, le Front de Libération Nationale compte deux millions de résistants sur les sept millions de Grecs. Mais rapidement, la Grèce connaît la guerre civile et les Anglais interviennent en bombardant les résistants grecs et réinstallent les royalistes au pouvoir. Ce sont les prémisses de la guerre froide. La résistance grecque ne fut officiellement reconnue qu'en 1982"

Fleur, à propos de la résistance belge: " Jean Brac fut résistant, caché dans le maquis des Ardennes. Ils ont été comme lui 134000 à rejoindre la résistance armée. La plupart jeunes, ils effrayaient les Allemands par leurs sabotages. Ils recevaient de Londres par parachutages, de l'argent, des équipements et des armes. Son histoire m'a touchée car elle reflétait ce que l'on avait appris en cours, mais c'était beaucoup plus réel et plausible."

Magalie, à propos de la résistance dans les usines allemandes: " Un article de journal clandestin incitait les travailleurs dans les usines à ralentir la production allemande d'armement ce qui pourrait sauver quelques vies. " Sabotez-la, ralentissez-la" pouvait-on lire dans cet article"

Yoan et Julien, à propos de la résistance autrichienne: " La résistance autrichienne est méconnue. Pourtant elle a bien existé. Elle était formée par des personnes appartenant à différentes classes sociales et venant de différents horizons politiques. c'étaient des sociaux-démocrates, des communistes, des démocrates chrétiens, des étudiants... 2700 résistants furent exécutés par les nazis, en majorité des communistes, et 100000 ont été arrêtés. L'inexpérience des étudiants leur a été fatale. Dans les campagnes on résistait à sa manière comme en refusant de faire le salut hitlérien."

Sandrine, à propos de la résistance grecque et de la résistance autrichienne: " la résistance grecque a été beaucoup plus massive et beaucoup plus précoce qu'en France. Il n'y a pas eu de STO comme en France. La résistance en Autriche comme en France, n'a concerné qu'un petit nombre d'individus au début de la guerre."

Anthony et Pierrick, à propos des différentes résistances européennes: " Des Allemands, réfugiés en France avant la guerre, sont entrés en résistance aux cotés des Français souvent par militantisme. En Autriche, les résistants furent en grande partie issus de partis politiques et de milieux religieux. La résistance belge était surtout formée par des jeunes qui manquaient de matériel et recevaient le soutien de Londres. Les Grecs sont entrés très tôt et très massivement en résistance."

Audrey et Hélène, à propos de la notion de dignité: " le fait d'obliger des enfants, des femmes, des hommes ou des vieillards, à porter une étoile jaune sur leurs vêtements, était un prétexte pour cacher le racisme. Étiqueter, ranger, classer les hommes est du racisme à l'état pur. A cela, est venue s'ajouter la perte de dignité. Les prisonniers des camps nazis étaient humiliés, traités comme des animaux; tout était mis en pratique pour détruire moralement puis psychologiquement et enfin physiquement ceux qu'y n'adhéraient pas aux idées d'Hitler."

THEME 2 : Napoléon et L'Europe - SEC 4

  NAPOLEON UND EUROPA

 

  Dans le cadre du programme d’histoire de la classe de seconde et du projet scolaire comenius « représentations et images de l’Europe », les élèves de la classe de seconde 4 de l’année scolaire 2000.2001 du lycée Nord Bassin ont réalisé un travail de recherche et de synthèse sur Napoléon 1er.

Il s’agissait à travers des réponses à quelques questions, de replacer le personnage dans un contexte européen et de montrer quel rôle il avait pu jouer au sein de cette région du monde.

Les citations présentées ne constituent que quelques extraits des travaux remis par les élèves de la classe à leur professeur d’histoire-géographie.

 

Im Rahmen des Geschichtslehrplans der elften Klasse und des Schulprojekts Comenius "Anschauungen und Bilder Europas" haben die Schüler der Klasse "Seconde 4" des Gymnasiums Nord Bassin von Andernos im Schuljahr 2000-2001 eine synthetische Arbeitsforschung über Napoleon verwirklicht. Indem sie auf einige Fragen antworteten, sollten die Schüler die Figur von Napoleon im europäischen Zusammenhang vorstellen. Sie sollten auch zeigen, welche Rolle er in dieser Gegend der Welt gespielt haben könnte. Die Zitate sind nur Auszüge aus den Arbeiten der Schüler.

 

Remerciements à Soely ,Yan , Hélène et Jérôme, Amanda, Lisalda et Marion , Magalie, Romain,  Carine, Camille, Nancy et Gwenaël, Laetitia V et Laetitia P, Benjamin, Katia, Matthieu et tous ceux qui ont été oubliés.

 

QUESTION 1 : 

Comment Napoléon 1er se représentait-il l’Europe ?

WIE STELLTE SICH NAPOLEON EUROPA VOR ?

 

Soely : Napoléon se représentait l’Europe comme un « grand empire » semblable à celui de Charlemagne et à celui des Romains

Napoleon stellte sich Europa wie "ein grosses Reich" vor, ähnlich dem Reich von Karl dem Grossen und ähnlich dem römischen Reich.

Yan : comme Victor Hugo l’écrit dans « les feuilles d’Automne », l’Europe était pour Napoléon un vaste territoire qu’il devait dominer. « Un beau matin, j’en suis persuadé, on verra renaître l’Empire d’occident » a dit Napoléon.

Europa war für Napoleon ein grosses Gebiet, über das er herrschen wollte. "Eines Tages, ich bin davon überzeugt, wird das weströmische Reich wiedererstehen", sagte Napoleon.

Hélène et Jérôme : pour lui l’Europe doit être française avec Paris comme capitale.

Für ihn muss Europa französisch sein mit Paris als Hauptstadt

Amanda, Lisalda et Marion : il voulait unifier l’Europe. Il veut la soumission du continent européen.

Er wollte Europa einigen. Er wollte sich Europa zu eigen machen.

Magalie : l’Europe est un grand territoire à conquérir afin d’imposer le régime politique français et mettre en place un système destiné à vaincre l’Angleterre.

Europa ist ein grosses Gebiet, das man erobern muss, auf dem man die französische Regierungsform durchsetzen soll und dieses System soll Grossbritanien besiegen.

Romain : Napoléon voulait fonder un état européen suivant le modèle « d’une fédération des peuples libres », il voulait fonder « les Etats-Unis d’Europe ». En fait il voulait surtout faire une Europe contre l’Angleterre.

Napoleon wollte einen europäischen Staat gründen, der dem Modell des "Bundes der freien Völker" entsprach. Er wollte die "Vereinigten Staaten Europas" gründen. In der Tat wollte er vor allem ein Europa gegen Grossbritanien.

Carine, Camille, Nancy et Gwenaël : « j’eusse voulu faire de chacun de ces peuples une seule et même nation » a dit Bonaparte. Il a encouragé l’adoption de la langue française notamment en Allemagne et en Italie. Il voulait inonder l’Europe des produits français. Il envisageait de construire un canal de la Baltique à la Seine.

Napoleon wollte die französische Sprache vor allem in Deutschland und in Italien erzwingen. Er wollte den europäischen Markt mit französischen Produkten überschwemmen. Er hatte vor, einen Kanal von der Ostsee bis zu der Seine bauen zu lassen.

Laetitia V et Laetitia P : il avait le désir d’unifier l’Europe. Il voulait construire un empire digne de celui de Charlemagne. Mais à partir de 1806, il s’agit de mettre en place en Europe un système continental destiné à vaincre l’Angleterre.

Benjamin : Napoléon se représentait l’Europe dans sa plus vaste étendue et sous l’entière domination de la France, donc sous sa domination. Napoléon a d’ailleurs déclaré « qu’un beau matin, j’en suis persuadé, on verra renaître l’empire d’Occident parce que les peuples fatigués se précipiteront sous le joug de la Nation la mieux gouvernée »

Napoleon stellte sich Europa unter der einzigen Herrschaft Frankreichs, das heisst unter seiner Herrschaft, vor.

 

QUESTION 2 : 

Quelles idées souhaitait-il diffuser ?

WELCHE IDEEN WOLLTE ER VERBREITEN ?

Soely : laïcité absolue du droit, individualisme, égalité devant la loi, abolition du droit d’ainesse et des privilèges et défense du droit de la propriété.

Weltlicher Charakter des Rechts, Individualismus, Gleichberechtigung, Abschaffung des Erstgeburtsrechts und der Privilegien,und zuletzt Schutz des Eigentumsrechts.

Yan : il souhaitait diffuser des idées révolutionnaires. Mais au contraire, il a rétabli l’esclavage, il a rendu à la noblesse et au clergé leurs statuts. Cependant c’est lui qui a ré-inventé le système scolaire, créé le code civil, le code pénal et reconnu la liberté de culte.

Er wollte revolutionäre Ideen verbreiten. Aber im Gegenteil dazu hat er die Knechtschaft wiedereingesetzt und dem Adel und dem Klerus ihre rechtliche Stellung wiedergegeben. Dennoch hat er das Schulsystem wiedererfunden, er hat das bürgerliche Gesetzbuch, das Strafgesetzbuch gegründet und die freie Ausübung des Glaubens anerkannt .

Hélène et Jérôme : le code civil, la liberté et l’égalité, l’abolition du féodalisme, le caractère sacré et inviolable de la propriété et la laïcité.

Katia : consolider l’œuvre de la révolution et mettre en application les projets entrepris par les assemblées révolutionnaires en renforçant la centralisation

Amanda, Lisalda et Marion : homme des Lumières, de la propriété et du commerce, partisan de l’ordre dans la famille et dans la rue, il ramène la révolution aux principes de 1789. Partout de Naples à Hambourg, on connaît la conception nouvelle d’un état qui administre, d’une législation identique pour tous, d’une propriété individuelle et libre à la base de l’organisation sociale.

Als Mensch der Aufklärung, des Eigentums und des Handels war er für die Ordnung  der Familie und auf der Strasse. Überall von Neaple bis Hamburg kennt man die neue Auffassung eines Staats, der verwaltet, die neue Auffassung einer Gesetzgebung, die für alle gleich ist, und die neue Auffassung eines individuellen und freien Eigentums.

Magalie : il désirait diffuser les principaux acquis de la révolution française : l’abolition des privilèges, les principes d’égalité civile et de liberté religieuse, le code civil, la centralisation et la modernisation de l’administration.

Matthieu : il voulait instaurer le suffrage universel, abolir le servage et le féodalisme, et garantir les droits fondamentaux.

Er wollte das allgemeine Wahlrecht einführen, die Knechtschaft und die Feudalherrschaft abschaffen.

Carine, Camille, Nancy et Gwenaël : le code civil est imposé dans toute l’Europe et à travers lui les principes d’égalité et de laïcité de l’Etat. Noblesse et clergé doivent abandonner leurs privilèges fiscaux et juridiques. Partout où pénètrent les armées napoléoniennes, le servage est aboli.

Das bürgerliche Gesetzbuch wird in ganz Europa durchgesetzt. Der Adel und der Klerus müssen auf ihre steuerlichen und rechtlichen Privilegien verzichten. Überall wo die napoleonischen Truppen anwesend sind, wird die Leibeigenschaft abgeschafft.

Laetitia V et Laetitia P : Napoléon souhaitait diffuser les idées de la révolution de 1789, les idées contenues dans la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen comme la liberté et l’égalité

 

QUESTION 3 : 

Comment concevait-il l’organisation du continent européen ?

WIE STELLTE ER SICH DIE ORGANISATION DES EUROPÄISCHEN KONTINENTS VOR ?

Soely : les états d’Europe sont soit des vassaux de la France , soit distribués au clan des Bonapartes.

Yan : un noyau central, une Europe vassale et des états indépendants alliés ou amis. Le modèle napoléonien s’est appliqué de façon pragmatique, inégale et partielle

Die europäischen Staaten sind entweder Lehensleute Frankreichs oder gehören zum napoleonischen "Clan".

Ein politisches Zentrum, ein lehenspflichtiges Europa und selbständige Staaten, die mit Napoleon alliiert oder Freunde waren.

Hélène et Jérôme : L’Europe est composée de 130 départements et de nombreux états vassaux qui adoptent le fonctionnement de l’Empire : valeurs de la révolution, code napoléon, réorganisation de l’administration suivant le modèle français …

Europa besteht aus 130 "Départements"(Bezirke) und aus vielen lehenspflichtigen Staaten, die die Organisation des Reichs adoptieren müssen : Werte der Revolution, bürgerliches Gesetzbuch…..

Katia : Napoléon souhaitait organiser l’Europe suivant le modèle de la France

Napoleon wollte Europa wie Frankreich organisieren.

Amanda, Lisalda et Marion : l’empire français s’étend sur 130 départements ; Rome, Hambourg, Amsterdam sont des chefs lieux de départements. Les frontières sont sans cesse déplacées et les états subissent de tels bouleversements qu’il leur sera ensuite impossible de revenir à la situation antérieure. Ainsi l’Europe napoléonienne prépare l’Europe des nations. 

Das französische Reich besteht aus 130 "Départements"(Bezirke). Rom, Hamburg und Amsterdam sind "Regierungsbezirke". Die Grenzen werden dauernd geändert.

Carine, Camille, Nancy et Gwenaël : il distribua les états vassaux aux membres de sa famille. Il souhaitait faire du continent un empire fort.

Er schenkte seinen Angehörigen die lehenspflichtigen Staaten. Er wollte aus dem Kontinent ein starkes Reich gründen.

Laetitia V et Laetitia P : d’abord l’empire français constitué de 130 départements de la Baltique à l’Adriatique, puis l’Europe vassale et protégée constituée de royaumes confiés à des membres de la famille de Napoléon ou de protectorats que Napoléon entend contrôler lui même et enfin les états indépendants alliés ou amis comme la Prusse, le Danemark, la Russie et l’Autriche dont l’empereur accepte de donner à Napoléon sa fille Marie-Louise en mariage, union qui donna naissance à l’Aiglon, roi de Rome.

Das französische Reich besteht aus 130 Départements von der Ostsee bis zur Adria. Dann das lehenspflichtige Europa, das aus Protektoraten und Königreichen, die den Angehörigen Napoleon gehören, besteht, und schliesslich die selbständigen Staaten, die Freunde oder Alliierte sind, wie z.B. Preussen, Dänemark, Russland und Österreich.

 

QUESTION 4 : 

Comment Napoléon a-t-il été perçu par les Européens du début du XIXème siècle ?

WIE HABEN DIE EUROPÄER DES ANFANGS DES 19. JAHRHUNDERTS NAPOLEON EMPFUNDEN ?

Soely : pour les souverains européens, il est « l’usurpateur corse »

Für die europäischen Herrscher war er der" Usurpator aus Korsika"

Yan : ils le trouvaient trop ambitieux et parfois même monstrueux. Les Anglais le considéraient comme un simple ennemi.

Sie fanden ihn zu ehrgeizig und manchmal auch monstruös. Die Engländer betrachten ihn ganz einfach als einen Feind

Hélène et Jérôme : c’est l’héritier de la révolution. Mais on le compare aussi à l’antéchrist, à Gengis Khan ou à Attila.

Er ist der Erbe der französischen Revolution. Aber man vergleicht ihn auch mit dem Antechrist, mit Gengis Khan oder mit Attila.

Katia : il devint « l’ogre de Corse »

Er wurde der "schwarze Peter von Korsika"

 

Amanda, Lisalda et Marion : les Autrichiens souhaitaient chasser Napoléon de Rome avec l’aide des Napolitains. L’Angleterre est violemment hostile à la formidable montée de la France sur le continent. Elle va donc financer toutes les coalitions contre la France et Napoléon. Napoléon fait de l’Espagne un ennemi irréductible.

Die Österreicher wollten Napoleon aus Rom mit der Hilfe der Neapolitaner verjagen. Grossbritanien war gegen das Aufsteigen Frankreichs auf dem Kontinent. Sie finanzierten dann alle Koalitionen, die gegen Napoleon und Frankreich kämpften.

Magalie : c’est un révolutionnaire imposant sa politique et son commandement par la force.

Benjamin : Napoléon dès 1798 a été qualifié « d’enfant chéri du diable » par l’Angleterre, perçu comme le tyran des nations en Italie, comme Attila par les Russes.

Ab 1798 wurde Napoleon in Grossbritanien als "das geliebte Kind des Teufels" bezeichnet. In Italien war er der Tyrann der Nationen, und in Russland Attila.

THEME 3 : Voyage au pays des Anglais - TES 1

Par Sélim Niederhoffer ( TES2 ),

décembre 2000

Lors d’un séjour en Angleterre avec d’autres élèves du Lycée, Sélim a noté quelques réflexions sur les relations entre nous Français et eux Anglais, mais aussi à propos de la position des Anglais vis à vis de la construction européenne.

Nécessaire petit rappel historique…

Les relations entre la France et l’Angleterre n’ont pas souvent été bonnes. Guillaume le Conquérant, Jeanne d’Arc au feu pendant la guerre de cent ans, notre soutien aux colons américains contre les troupes anglaises, nos affrontements en Afrique au siècle dernier… Aujourd’hui, nos relations semblent s’être améliorées, semblent, car en réalité l’opinion que les Anglais ont de nous et de l’Europe n’est pas toujours très positive.

            Tout d’abord, les points positifs. Les Anglais nous envient notre Laetitia Casta, qui passe de la 90ème à la 24ème place dans le FHM anglais. Les Anglais sont aussi jaloux de notre équipe de France de Foot, championne du Monde et d’Europe. On peut aussi ajouter que les Anglais sont friands de notre musique électronique ; Laurent Garnier, Air, Modjo (n°1 au mois de novembre 2000) sont très appréciés.

            Notre langue leur plait aussi beaucoup ; elle serait romantique. Ainsi, l’image des French Lover est toujours présente. D’après un magazine féminin anglais, les Français sont considérés avec les Italiens, comme les meilleurs amants en vacances. Et c’est vrai ! A peine arrivés dans une gare de Londres, les petites anglaises nous ont sauté dessus et durant le séjour, nombreuses ont été les propositions de French Kiss.

            Enfin, les Anglais envient nos repas en famille et notre gastronomie ( les parents travaillant souvent, les enfants prennent leur repas seuls ). Ils souhaiteraient un système hospitalier plus efficace avec moins d’attente pour une opération. Ils se plaignent aussi de leur climat.

            Mais les critiques à notre encontre ne manquent pas ! D’abord, ils n’aiment pas notre façon de conduire. On peut trouver un peu partout des cartes postales avec écrit en anglais « the perfect european should be driving as a french » ce qui bien sûr très ironique ! Ils nous reprochent aussi de ne pas comprendre leur humour. Pour eux, c’est une véritable institution qui leur sert à la fois pour se protéger de l’extérieur et pour se regrouper entre eux. En plus durant mon séjour, les Anglais ont condamné la fin de l’importation de leur bœuf en France alors que la France présidait l’Union Européenne. Enfin, si la « frenh touch » est appréciée au niveau électronique , les Anglais n’apprécient guère nos variétés françaises et souhaiteraient que nous gardions notre Lara Fabian.

            Et l’Europe dans tout ça ! On peut dire que ce n’est pas leur « cup of tea » ! Les journaux télévisés anglais ne présentent que des informations concernant le Royaume Uni ou les Etats Unis d’Amérique sauf rare exception comme lors de l’incendie en Autriche qui a coûté la vie à des touristes anglais. Au mois de novembre les plus fortes attaques contre l’Europe concernaient la standardisation des passeports européens : 23225 lecteurs du journal « mail of Sunday » ont fait par de leur mécontentement. Perdre leur passeport serait perdre leur identité nationale !

            Mais ils trouvent parfois quelques cotés positifs à l’Europe. Du 8 au 11 novembre, beaucoup d’Anglais portaient un petit coquelicot en papier vendu par les anciens combattants à l’occasion du « remembrance day », souvenir de la guerre en Europe ! D’autre part les Anglais ont une émission européenne à la télévision (Channel 5 à 11pm), « the European blue revue », émission qui consiste à en une comparaison européenne du milieu de la pornographie !

            Nos amis anglais ne sont pas prêts d’adhérer à l’€uro. La France et l’Europe restent encore bien étrangères pour eux.

THEME 4 : Existe-t-il une citoyenneté européenne ? - SEC 4

Introduction

Dans le cadre des séances d’éducation civique juridique et sociale, Henri Buisson et Olivier Branchu, élèves de seconde 4 du Lycée Nord Bassin, ont été amenés à se poser la question de l’existence ou non d’une citoyenneté européenne.

Leur professeur leur avait donné des précisions quant aux objectifs dont voici un extrait : Le thème du dossier est avant tout un moyen d'approfondir la notion de "citoyenneté et civilité".Winston Churchill fut un des premiers en envisager une citoyenneté européenne dans un discours qu'il fit à Zurich en 1946 en parlant à propos de l'Europe, de "citoyenneté commune de peuples épars". Léo Tindemans lance en 1975 l'expression "l'Europe des citoyens". Le traité de Maastricht de 1992 indique que "la citoyenneté européenne est un concept dynamique et évolutif" ce que le traité d'Amsterdam de 1997 précise: "la citoyenneté de l'Union complète la citoyenneté nationale et ne la remplace pas". Mais peut-on parler vraiment de citoyenneté européenne quand plus d'un Européen sur deux ne se déplace pour élire ses représentants au Parlement européen en 1999? existe-t-il une identité européenne, des valeurs communes qui sous-tendent la citoyenneté européenne? Est-ce que l'Europe est une réalité pour des citoyens qui ne la voit souvent qu'à travers leur prisme national?

Une approche structurée du thème est nécessaire. Partir de l'histoire et de textes fondamentaux pour arriver à une définition de la citoyenneté européenne. Confronter la théorie avec le quotidien notamment en réalisant un sondage auprès d'un échantillon représentatif d'élèves. Voir les obstacles à cette citoyenneté, ses limites et tous les doutes qu'elle suggère. Enfin proposer en conclusion une ou des démarches permettant de réaliser cette citoyenneté européenne.

Ce travail a été présenté devant la classe de seconde 4 le lundi 10 décembre 2001. Après une présentation concise de leur travail, Henri Buisson et Olivier Branchu ont organisé un débat sur le thème de la citoyenneté européenne, dont vous pourrez lire certaines idées.

 

PRESENTATION DU DOSSIER DEVANT LA CLASSE

Par Henri Buisson et Olivier Branchu

I. La citoyenneté dans l'union europeenne :

1°) Qu'est-ce qu'un citoyen ?

Au sens le plus général, c'est individu membre d’une société ou d’un État par extension, personne qui reconnaît l’autorité de cet État et peut légalement demander sa protection. De nos jours, un individu peut posséder une double nationalité, il est alors officiellement reconnu comme citoyen par deux nations. Le cas survient fréquemment lorsqu’un enfant naît dans un pays alors que ses parents sont citoyens d’un autre pays. Il est également possible pour un étranger de demander sa naturalisation.

Naturalisation: action d’accordé à un immigrant la nationalité d’un pays

Loi 98-170 du 16 mars 1998 relative à la nationalité (extraits)

Article 2 : « Tout enfant né de parents étrangers acquiert la nationalité française à sa majorité si à cette date, il a en France sa résidence et s’il a eu sa résidence habituelle en France pendant une période continue ou discontinue »

2°) Qu'est-ce que la citoyenneté ?

C'est qualité d'un citoyen jouissant de l'ensemble de ses droits civiques dans un État ou dans une communauté politique. La citoyenneté est un statut juridique de membre d'un État ou d'une communauté internationale (citoyenneté européenne),

3°)Qu'est-ce que l'Union européenne (UE) ?

Cadre institutionnel organisant l’espace communautaire européen et la coopération politique, économique et monétaire entre ses quinze États membres. Elle a été instituée par le traité de Maastricht les douze pays membres de la Communauté européenne : la Belgique, le Danemark, la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la Grèce, l’Irlande, l’Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Portugal et l’Espagne l'ont signé. Ces pays ont été rejoints, le 1er janvier 1995, par la Suède, la Finlande et l’Autriche.

II. le traité de maastricht(ou traité sur l'union européenne) :

Il est signé à Maastricht, le 7 février 1992, il institue une citoyenneté de l’Union, accordée à toute personne ayant la nationalité d’un État membre. Le citoyen de l’Union a notamment le droit de circuler et de séjourner librement sur le territoire des États membres, ainsi que le droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales dans l’État membre où il réside, de même que pour les élections au Parlement européen. C'est une révision majeure du traité de Rome(1957).

Article 8 du traité de Maastricht - 1992

« Tout citoyen de l'Union résidant dans un État membre dont il n'est pas ressortissant a le droit de vote et l'éligibilité aux élections municipales dans l'État membre où il réside dans les mêmes conditions que les ressortissants de cet État. »

Un autre apport essentiel du traité est l’instauration de la citoyenneté européenne. Est citoyen européen tout ressortissant d’un des États membres. En pratique, cette citoyenneté permet à n’importe quel citoyen européen de s’installer dans un autre État membre (sans nécessairement s’y établir sur le plan économique, ce droit étant déjà garanti par le traité de Rome dans le cadre de la liberté de circulation des travailleurs) et d’élire un représentant au Parlement européen depuis son lieu de résidence. Aux termes du traité, l’Union est fondée sur les Communautés européennes, dont le siège est établi à Bruxelles. Le 17 juin 1997, au terme de la Conférence intergouvernementale (CIG) ouverte en 1996, un nouveau traité, révisant celui de Maastricht, a été adopté par les Quinze à Amsterdam.

 

DEBAT ENTRE ELEVES

Animateur : H. Buisson / Rapporteur : O. Branchu

Participants : Marion Bedin, Marine Brégégère, Caroline Cabrol, Adrien Cazaubon, Melissa Cornu, Marlène Delhoste, Jérémy Denis, Justine Devaux, Sarah Dubertrand, Marion Dupart, Damien Forme, Pierre Gassiat, Pierre-Yvan Gaubert et Thomas Glorieux.

Sont ici rapportés les principaux thèmes abordés durant les vingt minutes du débat …

Question : Préférez-vous être citoyen français ou européen ?

Être citoyen européen a des avantages : la monnaie, le passeport.

Inutile d’avoir une langue commune pour toute l’Union

Même si on est européen, on reste avant tout Français : ex. dans les sport.

Question : Quel peut être le rôle de l’Euro ?

Concurrencer le Dollar

Faciliter les échanges

C’est une identité économique de l’Europe

Question : Est-ce qu’il devait y avoir de nouveaux changements dans l’Union ?

Il ne faut pas tout changer car il n’y aurait plus de différences.

Il y aura sûrement d’autres changements dans l’avenir

Peut être nous élierons un président de l’Union.

C’est bien mais il faut veiller à ne pas changer trop de choses : il faut garder sa culture, son identité …

THEME 5 : Les relations franco-allemandes durant l'entre-deux guerres - 1ES2

Les relations franco-allemandes durant la période de l’entre-deux-guerres

Dans le cadre du programme d’histoire de première, les élèves de 1ES2 ont travaillé sur le thème des relations franco-allemandes suivant cinq aspects définis par les questions qui suivent.

1. Comment qualifier la politique d’Aristide Briand, ministre des Affaires étrangères vis à vis de l’Allemagne ?

2. A partir de 1925, quelle est l’ambition en politique étrangère de Gustav Stresemann, chancelier de la République de Weimar ?

3. Comment qualifier l’admission de l’Allemagne en 1926 dans la SDN sur proposition de la France ?

4. Comment définir le projet d’Union européenne présenté en septembre 1929 par A. Briand à la SDN ?

5. Que représente ce projet dans le cadre de la construction européenne ?

 

Ce travail a été remis à leur professeur le 12 février 2002. Sont proposés ici des extraits des réponses données par les élèves.

 

1. Comment qualifier la politique d’Aristide Briand, ministre des Affaires étrangères vis à vis de l’Allemagne ?

Camille, Carole et Gwenaël : une politique de paix et de collaboration internationale

Nancy et Dorianne : c’est une politique de conciliation. Il souhaite un rapprochement franco-allemand solide.

Marie-Charlotte : « la paix passe par la réconciliation des deux anciennes ennemies »

Kevin, Thibault, Alban et Tom : il veut éviter que la France se retrouve isolée face aux autres grandes puissances européennes.

Cyril : « place à la conciliation, à l’arbitrage et à la paix ».

Amandine, Mathieu et Jérôme : c’est une politique pacifiste

Benoît, Arnaud, Maxime et Gaël : une politique pacificatrice et d’apaisement, se montrer plus conciliant avec l’Allemagne.

Sabrina : une politique de rapprochement nécessaire au maintien de la paix en Europe et éviter que la France se trouve isolée.

Fanny C et Marion : une politique de paix

 

2. A partir de 1925, quelle est l’ambition en politique étrangère de Gustav Stresemann, chancelier de la République de Weimar ?

Sandrine et Soëly : Rendre à l’Allemagne la place qu’elle occupait avant la guerre

Fanny C et Marion : obtenir une révision pacifique du traité de Versailles.

Amandine, Mathieu et Jérôme : redonner sa place dans le concert des grandes nations par une habile politique de négociation.

Cyril : plus tard, quand l’Allemagne aura recouvré ses forces, elle pourra remettre en cause certaines clauses du traité.

Benoît, Arnaud, Maxime et Gaël : redonner à l’Allemagne sa puissance d’antan avec comme but ultime, la domination de l’Allemagne sur l’Europe.

 

3. Comment qualifier l’admission de l’Allemagne en 1926 dans la SDN sur proposition de la France ?

Camille, Carole et Gwenaël : c’est une admission sincère qui a pour but de réconcilier ces deux pays.

Nancy et Dorianne : elle fut bénéfique car elle consacra la réconciliation entre le France et l’Allemagne.

Anaïs : elle est unanimement acceptée.

Marie-Charlotte : c’est une sorte d’apaisement

Cyril : c’est une décision intelligente, une garantie de paix pour les autres pays

Benoît, Arnaud, Maxime et Gaël : elle est « charitable », et plutôt osée.

Fanny C et Marion : une concession faite à la France

Johanna : cela consacre le retour de l’Allemagne sur la scène internationale ; c’est la victoire des pacifistes.

Fanny et Joy : elle est synonyme de réconciliation

 

4. Comment définir le projet d’Union européenne présenté en septembre 1929 par A. Briand à la SDN ?

Fanny et Joy : établir des liens politiques et des liens économiques entre le nations européennes.

Amandine, Mathieu et Jérôme : c’est l’idée d’une union fédérale européenne

Anaïs : l’idée d’une confédération d’états venue trop tôt.

Camille, Carole et Gwenaël : un projet de rassemblement et d’unification. Les peuples peuvent être unis.

Cyril : un projet avant-gardiste.

Sabrina : c’est la création d’une union régionale agissant notamment dans le domaine économique et ne portant pas atteinte à la souveraineté nationale.

 

5. Que représente ce projet dans le cadre de la construction européenne ?

Alice : c’est une grande avancée dans la volonté d’une confédération.

Anaïs : une sorte de départ, de lancement de l’idée européenne.

Amandine, Mathieu et Jérôme : ce sont les prémisses de la construction européenne

Johanna : Aristide Briand avait cinquante ans d’avance. C’est une base de la construction européenne que nous connaissons aujourd’hui.

Nancy et Dorianne : il constitue les ébauches de l’Union européenne actuelle. C’est l’une des premières idées d’unité entre les pays.

 

Avec la collaboration de : Camille, Carole, Gwenaël, Nancy, Dorianne, Marie-Charlotte, Kevin, Thibault, Alban,Tom, Fanny, Joy, Sandrine, Soëly, Cyril, Alice, Amandine, Mathieu, Jérôme, Benoît, Arnaud, Maxime, Gaël, Sabrina, Fanny C., Marion et Johanna, élèves de la classe de 1ES2, année 2001/2002 - Lycée Nord Bassin – Andernos

 

Mise en page et correction, J. Rousselot

 

L’ARC ATLANTIQUE VU PAR DES LYCEENS

LYCEE NORD BASSIN – 2003

 

Dans le cadre du projet scolaire Comenius, « représentations et images de l’Europe » et du programme de géographie de la classe de première, les élèves de 1ES1 du Lycée Nord Bassin (2002-2003) ont eu à réaliser un dossier sur le thème de l’arc atlantique.

 

 

Ce concept né en 1989 de la volonté de plusieurs régions ayant l’Atlantique en partage, souhaitant faire contrepoids à une Europe regardant plus souvent vers le sud ou de plus en plus vers l’est, reste très théorique. Mais si l’on aborde l’arc atlantique comme la volonté que 32 régions périphériques de cinq pays différents ont de coopérer sur des problématiques communes et non sur un espoir d’une unité impossible, le concept d’une recherche de complémentarités apparaît plus utile et peut s’avérer comme une autre manière de construire l’Europe.

 

Comment des élèves de Lycée appréhendent ce concept ? Comment les amener à une réflexion sur ce thème ? Comment donner une dimension plus concrète au cours de géographie de première ?

 

Le travail qui suit souhaitait répondre à ces différentes problématiques et a été proposé aux élèves de 1ES1 suite au cours de géographie sur ce thème. Ils étaient libres de travailler seul ou en groupe, leur recherche devait leur permettre d’approfondir le concept, la présentation du travail était libre. Cinq questions guidaient leur réflexion. Ils devaient illustrer leur travail par un document iconographique librement choisi en rapport avec le thème de l’arc atlantique.

Après deux semaines de travail, les dossiers m’ont été remis le 20 mars 2003. Je vous propose de lire quelques-unes des réponses données.

 

 

Ont participé au travail : Coraline et Nelly, Arnaud, Vincent, Alice, Eléonore et Katrijn, Rémy, Laura et Eve, Mathieu, Yann et Guillaume, Jessica et Justine, Nicolas, Bastien et Thierry, Emilie, Mélanie, Benjamin et Hubert, Clément et Samantha, Mickaël, Baptiste et Johnny, Virginie et Marlène. Leur professeur les remercie d’avoir accepté ce petit jeu de réflexion géographique …

 

 

 

1. Comment pouvez-vous définir l’Arc Atlantique en tant qu’habitant du Sud-ouest français ?

Clément et Samantha : une association de régions maritimes voulant sortir de l’anonymat cette périphérie de l’Europe.

Coraline et Nelly : un finistère dont les régions sont mises à l’écart.

Arnaud : une association de différentes cultures européennes, un moyen d’échanges culturels.

Vincent, Alice, Eléonore et Katrijn : une véritable union côtière

Laura et Eve : c’est une association de plusieurs pays (France, Espagne, Portugal, Irlande et Royaume Uni) et donc de fortes cultures

Mathieu : c’est le regroupement de 23 régions de la façade atlantique européenne.

Yann et Guillaume : un axe d’échanges et de lien communautaire entre les différentes façades atlantique européenne.

Jessica et Justine : une région animée pendant les périodes saisonnières grâce à la proximité de l’océan.

Nicolas, Bastien et Thierry : comme un finistère de l’Europe regroupant des régions (…) qui sont à l’écart des centres économiques, des grands axes de circulation et des principales métropoles européennes.

Emilie : c’est une nouvelle définition des régions de France

Mélanie : une association ayant pour but le développement économique et social de toute la façade ouest du continent.

 

Dessin de Jessica et Justine

 

2. Comment pensez-vous que nos partenaires (Allemands, Autrichiens et Slovaques) perçoivent-ils l’arc atlantique et la place qui tient notre région?

Coraline et Nelly : un rassemblement de régions sous l’influence du climat atlantique

Rémy : c’est le bout du monde.

Laura et Eve : l’arc atlantique est convivial car il condense de nombreuses cultures et de beaux paysages.

Yann et Guillaume : une région attractive où il fait bon vivre.

Jessica et Justine : une région ouverte sur d’autres espaces (…) mais éloignée des centres économiques.

Benjamin et Hubert : un endroit convivial car il y a de jolis paysages.

Clément et Samantha : comme une chance pour nous de renaître.

 

Dessin d'Arnaud

 

3. Quel pourrait être le rôle de l’arc atlantique dans la perspective d’une Europe à 25 ?

Yann et Guillaume : une façade maritime pour l’Europe afin de permettre une ouverture plus ambitieuse sur le Monde.

Jessica et Justine : un nouvel horizon du point de vue économique [permettant] de multiplier les échanges commerciaux et culturels.

Nicolas, Bastien et Thierry : un modèle d’échanges entre différents pays ce qui serait un exemple pour les nouveaux pays

Emilie : un foyer culturel

Benjamin et Hubert : une ouverture au monde pour toute l’Europe.

Clément et Samantha : un exemple pour les autres périphéries d’Europe.

Mickaël, Baptiste et Johnny : une ouverture sur le monde

Vincent, Alice, Eléonore et Katrijn : un relais commercial maritime entre l’Europe et le reste du monde. Une porte de l’Europe plutôt qu’un finistère.

Rémy : un rôle de grand centre d’import-export vers les Amériques.

Laura et Eve : apporter une diversité de cultures permettant une ouverture d’esprit sur le Monde.

 

4. Quels peuvent être les atouts futurs de l’arc atlantique ?

Arnaud : être un vaste espace d’échanges.

Rémy : son attrait touristique.

Laura et Eve : Il peut favoriser les échanges entre les pays.

Mathieu : un développement du tourisme, une plus grande ouverture sur le monde…

Emilie : nos plages, nos gastronomies, nos paysages d’une grande variété, nos climats ensoleillés…

Mélanie : les ports … le développement du tourisme … et la création de nouveaux marchés.

Benjamin et Hubert : une union plus forte donc une force économique plus grande

Clément et Samantha : le tourisme,… les échanges commerciaux…, l’union de régions.

Dessin de Samantha et Clément

 

5. Imaginez un slogan permettant de promouvoir l’arc atlantique.

Emilie : l’avenir du tourisme européen.

Mélanie : l’arc atlantique, bien plus qu’une façade maritime, une région dynamique.

Benjamin et Hubert : tout le « Prestige » d’une Europe nouvelle

Clément et Samantha : l’arc atlantique, l’union dynamique.

Mickaël, Baptiste et Johnny : l’arc atlantique, une région jeune et dynamique.

Virginie et Marlène : l’arc atlantique ciblé vers un avenir prometteur.

Coraline et Nelly : l’arc atlantique, c’est de la dynamite !

Arnaud : l’arc atlantique, la flèche de l’avenir.

Vincent, Alice, Eléonore et Katrijn : l’arc atlantique, une alliance qui vise l’Europe.

Rémy : l’arc atlantique, un passé médiocre, un présent ambitieux, un futur prometteur.

Laura et Eve : quand je suis mélancolique, je vais à l’arc atlantique…

Mathieu : l’Europe a un océan, alors profitons-en !

Yann et Guillaume : l’arc atlantique, bientôt vous aussi vous y viendrez !

Jessica et Justine : vivre vrai au jour le jour. L’arc atlantique, pourquoi pas un aller sans retour.

Nicolas, Bastien et Thierry : l’arc atlantique, l’avenir de l’Europe au bout de la flèche !

 

J. Rousselot,

Le 27 mars 2003

 

Travaux engagés - troisième année

 

Peut-on parler d’une citoyenneté européenne ?

    Par Julien R, Julien D et Fabien D – SEC 5 - ECJS

 

Souhait d’autonomie, revendication indépendantiste et construction européenne : divergences et points communs.

    Par Alizé, Morgane, Ambre et Claire – 1S2 – ECJS

 

L’identité européenne existe-t-elle ?

    Par François, Gaelle, Julie et Matthieu – TS 2 – ECJS

 

L’égalité des femmes européennes face au travail.

    Par Marion, Florie et Amanda – TS2 – ECJS

 

Ambitions et limites de la citoyenneté européenne.

    Par Fanny et Kim-Oan – TS2 – ECJS

 

Quels changements l’Euro a-t-il apporté à la citoyenneté européenne ?

    Par Aurélie, Mickaël et Elodie – TS2 - ECJS

 

Quel avenir pour l’arc atlantique ?

    Par les élèves de la classe de 1ES1 – GEOGRAPHIE

 

J. Rousselot, le 4 mars 2003