EXPLICATION D'UN DOCUMENT EN HISTOIRE
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METHODE TYPE BAC

EXPLICATION D’UN DOCUMENT EN HISTOIRE

 

Je me prépare

Je lis le texte une première fois. Je repère les mots difficiles et si je ne les connais pas, j’essaie par déduction en m’appuyant sur la phrase dans laquelle se trouve ce mot de mieux le comprendre. Je repère le titre si il y en a un. Si c’est ce n’est pas le cas, j’essaie de trouver une idée générale résumant les informations du document.

J’entoure le nom de l’auteur et j’indique très rapidement sur la feuille de devoir donnée mes connaissances sur le personnage. J’entoure la date du document. Je fais attention à ne pas confondre date de publication et date de l’évènement. Je peux alors me poser plusieurs questions. Est-ce que c’est un document source, c’est à dire est-ce qu’il se rapporte directement aux  évènements, est-ce que l’auteur a été aussi acteur ? Ou est-ce que c’est un document postérieur, écrit par un historien, créé par une personne qui a ou qui n’a pas participé aux évènements mais qui en parle après. Je peux aussi limiter les informations concernant l’auteur, je ne prendrai que celles en rapport avec l’événement et je n’apporterai pas d’informations sur la vie et les actes de l’auteur postérieurs à l’événement.

Je peux alors, à partir de la date, essayer de dégager le contexte. Quels sont les évènements qui sont en rapport avec le thème du document ? Est-ce que parmi mes connaissances, je peux trouver deux ou trois faits historiques liés aux informations du document. J’essaie de hiérarchiser ces informations concernant le contexte, du général vers le particulier.

Enfin, je tente de trouver une idée directrice pour mon devoir, une problématique en quelque sorte.

 

Je lis et comprends les questions posées

La première souvent du type « présenter ce document », me demande en fin de compte d’introduire le développement qui est souvent bien guidé par les questions qui suivent. En effet, il n’y a que très exceptionnellement plus de cinq questions. La dernière, quatrième ou cinquième question posée, permet de préciser l’orientation donnée à la conclusion. C’est souvent d’ailleurs une indication pour l’ouverture de la conclusion. Quant aux questions deux, trois voir quatre (si il y a cinq questions), elles guident le commentaire et donnent la structure du développement.

 

Je construis mon développement.

Question par question je vais chercher d’abord les informations dans le document qui y répondent. Ces informations constitueront les citations dans mon devoir. Le plus simple est de souligner dans le document, les extraits pour chaque question. Un choix de couleurs différentes pour chacune des questions rendra plus clair le travail.

Maintenant il faut faire le lien entre les informations tirées du document et les faits historiques. Je dois alors faire appel à ma mémoire du cours, à mes connaissances, à ma culture générale. Je dois limiter ces connaissances à celles directement en relation avec le document. Si je ne suis pas sûr qu’une des connaissances explique le document, je la mets en réserve et je verrai ensuite. Je dois rechercher un équilibre entre citations et connaissances. Il est normal de penser que le choix des documents proposés à un commentaire est guidé par la richesse des informations et par l’évidence des connaissances liées à chaque document.

Pour rendre le plus clair possible mon développement, je marque sur mon brouillon une structure simple de ma réponse aux questions deux, trois voir quatre (si cinq questions), je construit donc mon développement en essayant de trouver une sorte de plan détaillé. Je peux, si je le souhaite, vérifier l’équilibre de mon développement. Pour cela, je numérote toutes mes citations et je les place rapidement à l’intérieur de mon plan détaillé. Deux ou trois citations par partie de mon développement, cela semble satisfaisant.

 

Je rédige mon introduction et ma conclusion au brouillon.

L’introduction est ce qui va être lu en premier par le correcteur. Il s’agit donc de bien la préparer. Pour cela deux conseils : la rigueur et la concision. Rigueur car il faut suivre un fil conducteur pour rédiger son introduction ; concision, parce qu’elle ne doit tout de même pas faire la moitié du devoir rendu !

Suivant les « écoles », les règles d’une bonne introduction diffèrent mais l’objectif d’introduire le document est toujours présent. Nous proposerons ici une approche très traditionnelle de l’introduction d’un commentaire d’un document qui sera souvent celle des premières années universitaires. De même, les conseils de conclusion seront ceux inhérents à toute conclusion d’un bon devoir quel qu’il soit !

Présenter le document signifie donc en quelque sorte qu’il faut rédiger une introduction. Commencer par le type de document (voir les différents types dans les familles texte et iconographique) en précisant si c’est un document source ou pas, ce qui permet d’indiquer l’auteur. C’est là qu’il faut rédiger vos connaissances sur le personnage. Vous pouvez alors aborder la date et donner le contexte historique ; deux ou trois lignes permettent d’en faire le tour. Ensuite vous donnez en une phrase le thème, ce qui permet de terminer l’introduction par l’annonce du plan que vous allez suivre. (ce dernier point n’étant que souvent une répétition des question posées, il est souvent négligé par les correcteurs ;  il a cependant l’avantage de voir que certains élèves se permettent d’annoncer la question un dans ce dernier point ce qui peut être interprété de différentes manières…). L’annonce peut utiliser les formules habituelles comme, nous verrons d’abord…, puis nous nous intéresserons à…, pour terminer par l’analyse de…, mais d’autres possibilités existent Une introduction d’une dizaine de lignes paraît satisfaisante dans la forme.

La conclusion doit être en rapport direct avec le document. « L’auteur a-t-il été entendu ? » ; « Les évènements lui ont-ils donné tort ? » ; « Comment a évolué … ? » ; voilà quelques exemples de phrases qui terminent un questionnement accompagnant un commentaire, qui dans tous les cas vous invitent à élargir, à indiquer ce qui s’est produit, passé par la suite, donc à faire une ouverture. Il sera possible après un rapide bilan du développement (nous venons de voir que ….) d’apporter la réponse à l’idée directrice donnée en introduction, en ne posant aucune question sur ce qui s’est passé ! Pas d’hypothèse sur des faits passés ! La réponse à la dernière question, si il s’agit effectivement d’une invitation à faire une ouverture, sera d’une ou de deux phrases sans citation. Mais parfois, le questionnement dirigeant votre commentaire n’est pas terminé par une question de type ouverture. Dans ce cas, le plus probable est que ceux qui ne feront pas de conclusion ne seront pas pénalisés. Mais il paraît envisageable, que l’élève qui fera une conclusion type bilan–ouverture, comme rappelé ci-dessus en trouvant par lui même l’ouverture, ne pourra que laisser une opinion favorable au correcteur.

 

Je rédige mon devoir.

Commencer par faire une « pause » est une solution judicieuse. Vous avez pendant au moins trente minutes réfléchi sur le sujet. Il faut essayer de prendre du recul. Revenir point par point sur ce que vous avez écrit sur la feuille du sujet, en notes sur votre brouillon, et relire votre introduction. Là , stylo de couleur différente en main, vous allez amender, rectifier votre propos, vous allez compléter votre travail. Quelques minutes suffisent mais c’est souvent payant !

Enfin vous êtes prêt ! N’oubliez pas la forme ; vous pouvez laisser la première page pour le correcteur (de plus en plus de copies d’examen imposent le début d’un devoir en seconde page) ; faites un paragraphe pour l’introduction, sautez deux lignes avant de commencer votre développement, qui ne devra pas faire plus de paragraphes qu’il n’y a de questions posées ; un saut de ligne entre chaque paragraphe permet d’aérer le devoir. La conclusion devra bien être individualisée par rapport au développement ; un saut de deux lignes identique à ce qui sépare l’introduction du développement est convenable. Toujours pour la forme, soignez votre écriture et évitez les ratures ; pensez à votre correcteur avec non pas votre copie seule et unique devant lui, mais avec un lot de copies sur le même sujet compris entre 20 et 80 suivant le moment de correction de l’année scolaire. Cette remarque est valable tant qu’il y aura des correcteurs humains, bien sûr !

Le fond est aussi important. Le correcteur va vous évaluer surtout trois points. D’abord est-ce que vous avez compris le document ; l’introduction donne tout de suite des informations à ce sujet. Ensuite, avez-vous choisi de bonnes citations, sont-elles suffisamment concises et bien amenées (les bons élèves en français s’en sortent ici toujours mieux car ils maîtrisent mieux leur syntaxe, pour les autres, il s’agit d’utiliser des formules d’introduction des citations les plus simples possibles). Enfin, est-ce que les connaissances choisies pour expliquer les citations du document, sont les bonnes ; sont-elles justes, sont-elles démonstratives, sont-elles bien maîtrisées, sont-elles pertinentes ? Y-a-t-il assez de dates ? Est-ce qu’il y a des oublis importants ? Parmi les attentes face au sujet, est-ce que le « contrat » a été rempli ? Il est clair qu’il existe deux types de mauvais commentaire : celui qui ne comporte que des citations et celui qui ne présente que des connaissances.

Une fois ces conseils de méthode compris, la rédaction d’un commentaire d’histoire devient alors un exercice habituel de langue française.